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21.07.2008

Canal St Martin & Gare du Nord

John B Root (que je lis assidûment en ce moment) aurait probablement préfixé ce message par son rituel. Quelques mots - si vides, me semble-ils - griffonés dans le RER tout à l’heure.

La vie est formidable, fantastique - au sens fantasmagorique - du terme. Je reste chaque jour (soir) émerveillée des surprises, de la profondeur, que le moindre instant peut nous offrir.
Et je me sens si petite (humble) face à cela, que je culpabilise de mon émotivité si vaine, si creuse.
Ne jamais négliger le facteur “suprise”.

Depuis plusieurs années - La Belle Paris ! - j’ai eu la chance d’être entourée d’êtres exceptionnels. Guides, Précurseurs, Ecorchés, Esprits Libres…
Grâce à ceux-là je me construit un peu plus chaque jour.
J’aime me sentir libre à leurs côtés. Sentimentale peut-etre, émue certainement : ces mots sont pour Vous…

29.06.2008

Faites du cinéma

L’avantage des cartes d’abonnement illimité, c’est qu’on évite les foules lors de la Fête du cinéma.
Par contre le moment de purger mes petits tickets rouges arrive, alors voici un troisième opus de mes critiques gratuites et fort personnelles.

Benjamin Gates et le Livre des Secrets
Hum. Le premier BG n’avait pas vraiment pris sur moi, le second non plus. Une sorte de cheap Indiana Jones un peu trop parachuté, j’accroche malheureusement peu au genre. Un scénario cependant sympathique, qui aurait trouvé sa place en jdr ou en petit livre d’aventure.

Redacted
Ce jour-là, on ne devait pas trop savoir quoi aller voir.
Brian de Palma filme des morceaux de guerre en Irak en pseudo documentaire. Le focus est mis sur les petits soldats US qu’ils sont tout perdus, avec quelques incartades chez les pauvres populations civiles qu’elles sont trop manipulées. Le sujet est lourdingue et difficile.
Cependant j’ai bien aimé la multiplication des supports, y compris le fake-documentaire français (”Si les Français l’avaient fait, ç’aurait ressemblé à ça”) de milieu de film.

Jumper
Haaa, Jumper. Ce fameux film avec tant de potentiel dans l’amorce de scénario… J’ai trouvé ça naze. Incroyablement naze.

Taken
Taken, c’est un film d’action avec un Liam Neeson impeccable, tourné à Paris. Si on ne déteste pas cordialement les films d’actions, il est très, très bien dans son genre.

Soyez Sympas, Rembobinez
Be Kind Rewind : Jack Black et Danny Glover, et d’autres, dans un petit film sans trop de prétention. L’amorce et le début de l’histoire carrément tordus (assez pour gacher le début du film AMHA) donnent lieu à une belle courbe de Gauss - comprendre par là que le milieu du film est vraiment jouissif. Comment un vidéo-club VHS et un tournage de remake maisons redonne vie à un petit quartier.

10.000
Avec ce film, qui n’est pas la suite de 300, commence une série de soirées loose au cinéma. 10.000, ce fantastique pseudo péplum pseudo préhistorique, avec un scénario super léché, de la prophétie à tout va, et des acteurs au charisme débordant. Si vous aimez les hommes musclés en pagne, c’est presque aussi bien que le Pacte des Loups. [NDLR : j’ai détesté le Pacte des Loups].

Mongol
L’histoire de Temudgin, aka Gengis Khan. Un film plein de chevauchés et de vertes étendues d’herbes courtes, il faut avouer que ça change de la Nouvelle-Zélande. Le rythme est lent (parfois vraiment, vraiment trop lent), l’histoire semble parfois improbable. Les combats sont sympathiques, les scènes plutôt jolies ; mais j’ai regretté mes 2h04 de film.

Never Back Down
Never Back Down, si vous ne le connaissez pas, est un teenage movie sur le sujet du freefight. Si vous ne le connaissez pas, c’est assez normal, attendu qu’il a été diffusé dans seulement deux salles en région parisienne. C’est un film profond qui véhicule de vrais messages philosophiques, comme essayer de vendre le free fight comme art martial ou une énième ré-érection [j’y suis pour rien, c’est le mot] de l’adolescence dorée.
Grande frustration pour moi durant les combats, filmés de manière déconstruite - on a rarement un geste complet : amorce - plan étrange - effet.
A noter l’omniprésence du support vidéo en broadcast, avec force Youtube, Dailymotion et évidemment, téléphone portable.

Iron Man
C’est probablement l’un des meilleurs films de super héros en ces temps troublés où le lycra est à la mode. Marvel a racheté ses droits pour faire le film eux-mêmes, et ils ont eu raison.
Malgré un démarrage un peu lent, les scènes sont léchées, les personnages ont ce grain à la limite de la caricature qui fait le propre des Comics, Robert Downey Jr. a la tête de l’emploi. Et l’armure d’I.M. est purement magnifique.
A noter, le petit extrait post-générique, qui annonce un avenir sympathique (ou un futur raté commercial) pour Marvel.

Ca$h
Film français, c’est assez rare en ce qui me concerne, Ca$h est une histoire d’arnaques mais surtout, d’arnaqueurs. Pas trop le temps de s’ennuyer en 1h40, le rythme est soutenu, les acteurs s’en tirent bien, même si un peu d’attention révèle rapidement le scénario. Sans doute pas un chef d’oeuvre, mais un bon moment.

Jackpot
Car une fois n’est pas coutume, je vais parfois voir des films du dimanche. Fan d’Ashton Kutcher depuis That 70’s Show, beaucoup moins de Cameron Diaz ; séduite par le pitch rapide et plutôt disposée à prendre la vie du bon côté, j’ai donc beaucoup rigolé devant Jackpot. Evidemment, peu de surprises, beaucoup de clichés ; mais la “richesse” de ce film est la succession de gags, moins lourdingues que ceux de Mary à tout prix (encore heureux !) et évidemment, la double métamorphose qui n’arrive jamais dans la vraie vie des deux personnages principaux. J’appréciais cependant la descente de piédestal de la parfaite petite blonde.
Peut-être était-ce annonciateur ?

Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal (IV)
Certaines personnes sont indulgentes, d’autres se contentent de peu.
Tout lecteur qui passe par ici sait que c’est tout, sauf mon cas.
Non seulement je n’ai pas aimé I.J. IV, mais en plus je l’ai trouvé long, et lent. Passons rapidement sur le scénario, sa fin comme son intrigue faussement allambiquée et ses rebondissements cheap. Le grain Indiana Jones avait beau être présent dans la bande annonce, il ne suffit pas à faire revivre l’ambiance particulière - entre le crooner et le looser, entre l’aventure et le gag - des anciens Indiana Jones, même si j’ai eu du mal à les revoir (et que je me suis lamentablement endormie devant le 2).

JCVD
De ce film, je ne regrette (si peu) que la scène rajoutée sur demande de Van Damme.
Par quoi commencer… Le grain, la photographie, la mise en scène, la réalisation, tous les mots que je ne trouve pas, font de ce film un film “techniquement” magnifique. La scène d’ouverture est une des plus belles, des plus réussies, faites caméra au poing en ces temps malheureux où la DV est à la mode.
Mais alors, et le scénario ? Le scénario est simple et efficace, les personnages cocassent, certaines scènes tout simplement drôles. Evidemment, c’est centré autour de Van Damme. Et encore heureux. Y a-t-il vraiment quelqu’un d’autre qui aurait pu donner naissance à tout ça ?
Le réalisateur raconte régulièrement en interview que quand il était jeune, Bruce Lee était mort depuis trop longtemps et Jackie Chan trop comique ; son idole était Van Damme. Comme toute une génération.

Phénomènes
Alors là, je dis non. STOP. C’est fini. Qu’on cesse de me faire croire que c’est une forme d’éllitisme pseudo intellectualiste, ou juste une ouverture à la réflexion. C’est le film de M. Night Shyamalan sans pitch et sans histoire de trop pour moi. Pourtant j’avais apprécié l’ambiance de Signes. Phenomenes ne m’a pas touchée une seconde, même le suspense prend mal ; les personnages sont creux et les rebondissements plats…

Sparrow
Sparrow, sous-titré original 4 pickpockets et 1 moineau, est le dernier Johnnie To. Léger, comique et burlesque (pour une fois, dans le bon sens du terme), il nous emmène dans une tranche de vie à Hong Kong avec une pureté poétique et agréable.
Un très bon moment.

Bons Baisers de Bruges
La France entière (ou presque, des résistants épars continuent à refuser le phénomène) encense Bienvenue chez les Ch’tis, pour des raisons que je détermine mal. Je pense que Bons Baisers de Bruges, c’est mon Bienvenue chez les Ch’tis à moi. Parce que c’est l’histoire de deux hommes de main qui arrivent dans la pittoresque ville de Bruges, en Belgique, et que l’un des deux déteste ce patelin moisi.
BBB commence pourtant mal, Colin Farrell semble l’espace de 5 minutes avoir tiré son métier d’acteur dans une pochette surprise. Puis, le film prend son essor. Ses partenaires sont excellents, l’humour est décallé ; l’histoire est ironique et prenante à la fois. De bons moments de rire si on apprécie l’humoir noir et pas très conventionnel. A noter Ralph Fiennes qui interprète de manière jouissive le rôle du patron de nos deux hommes de main… complétement jeté.
A consommer sans modération.

19.06.2008

J’ai perdu mon “I”

Filed in Existentialisme

Il y a quelque temps de ça j’avais fait un test de personnalité…

Le voici refait, encouragée par la récente “perte du N” annoncée d’un de mes amis aka “pote de fac” aka “tu te reconnaitras fatalement si tu passes ici”.

Bref voilà, j’ai perdu moi aussi une lettre, mon Introverti est devenu un Extraverti. Je pense qu’à 1% on peut estimer que ça fait partie de l’erreur relative de jugement d’un truc informatisé.

L’archétype décrit : http://www.typelogic.com/enfj.html
Le test : http://www.humanmetrics.com/cgi-win/JTypes2.asp

Rien n’est jamais acquis…

Filed in Breve , Existentialisme

…à qui profite jamais.

Ou un truc du genre.

04.03.2008

Green Girl

Non, ce message n’a absolument aucun rapport avec l’écologie.

Je suis née blanche et je le suis longtemps restée.
Puis, pendant mes études, j’avais pris des couleurs rouges assorties d’un M jaune. Le temps d’un passage de 4 années au pays de la frite et du sandwich dont la sauce fait prendre 1kg chaque fois qu’on en mange un.
Beaucoup de nuits très courtes et des hectolitres de café plus tard, je pris une teinte bleutée, de la couleur de la branche qui rationalise de l’éditeur logiciel qui appartient à au commerce international de machines (corporation à trigramme, lui-même à 8 bandes). Je pris donc une bonne couche de peinture bleue pour 6 mois et plus si affinité (qu’il n’y eut pas, ou du moins pas financièrement).
Plusieurs mois de douches quotidiennes et un nombre conséquent de shampooings plus tard, j’ai depuis de matin entamé ma verdisation. Je passe la complexité de faire ressortir les petites étoiles blanches au milieu de tout ça… Je travaille donc dans un grand groupe dont l’activité principale passe par les symboles $ et €.

Ces gens-là , ils ont un gros département informatique, chargé de réaliser un tas de projets pour eux. Ils ont même une foule de prestataires qui travaillent à ces fins. Il y a quelques années, ils se sont dits (comme les Bleus de tout à l’heure) “bon, c’est un peu le bordel quand même, si on organisait et rationalisait tout ça ?”. Pour ça, ils ont des méthodes, des processus, et des outils. Parce que les corpos à trigramme, et leur branche logicielle, et leur marque toute bleue, ils fournissent des outils. A tout le monde. Mais parfois, adapter les-dits outils à des cas plus particuliers (comme disons, des étoiles blanches sur fond vert), ça permet d’automatiser et de normaliser plus.

C’est pour ça qu’ils prennent des gens comme moi.
C’est pour ça que depuis ce matin, je suis une green girl.

19.02.2008

Encore du cinéma

Dans la suite de mon année de cinéma, après avoir relu mon commentaire (acerbe) sur Spiderman 3 avec plaisir hier soir, j’ai décidé de vider ma pile de tickets UGC tous roses ni-repris-ni-échangés, et avant, d’archiver un peu ici.

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07.02.2008

Live for nothing… or die for something

(C’est l’histoire d’un homme qui rêve de tourner la biographie d’Edgar Allan Poe…)

Sylvester Stallone appartient aux légendes. Ce colosse, qu’on l’apprécie ou pas, laisse rarement indifférent (Beuuuuargh !).
Hier je suis allée voir John Rambo. Il y a eu fight décisionnel entre Cloverfield (2 pour, 1 contre, 1 NSPP) et ce film (2 pour, 2 contre) et, l’heure de la séance approchant, pour être surs que l’on décrocherait un jour des bornes nous y sommes allés “d’un commun accord”. Je tente pourtant de rester sélective pour ce que je mange par les yeux, malgré la possession de la petite carte bleue et grise, mais soit. On peut choisir ses amis, mais difficilement contrôler leurs goûts.

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